« Je ne regrette pas un seul instant d’avoir répondu à l’appel de Dieu » : rencontre avec Anaïs, baptisée cette année à Herbault

À Pâques 2026, notre ensemble pastoral a eu la joie d’accueillir deux nouvelles baptisées, toutes deux prénommées Anaïs. Quelques mois après avoir reçu le baptême à Herbault, l’une d’elles revient sur le chemin qui l’a conduite à la foi, ses deux années de catéchuménat et la place qu’elle souhaite désormais donner à Dieu dans sa vie.

Anaïs, vous avez grandi loin de la foi chrétienne. Comment en êtes-vous venue à demander le baptême ?

D’origine asiatique, j’ai été élevée dans une famille de culture bouddhiste, mais néanmoins athée et éloignée de toute pratique religieuse. Personnellement, jusqu’à peu de temps avant mon entrée en catéchuménat, je ne croyais pas en l’existence de Dieu. Je réfutais même ouvertement son existence.

Sans être croyante, j’étais toutefois travaillée depuis longtemps par différentes interrogations, liées notamment à ma formation scientifique : les questions métaphysiques soulevées par l’infiniment petit et l’infiniment grand, l’hypothèse de l’existence d’une force créatrice supérieure, au-delà des dimensions perceptibles de l’univers, mais aussi le sens de la vie et la place de l’homme dans le monde.

Par ailleurs, je me suis souvent sentie attirée par ce que je percevais de l’enseignement moral de l’Église catholique, avec lequel je me trouvais fréquemment en accord, sans encore le connaître véritablement et sans pour autant croire en Dieu ni en l’Église.

De la même manière, j’ai toujours eu à cœur de m’imprégner de ce que je considère comme l’héritage historique et culturel de la France et de l’Europe, et de m’y ancrer. Ces dernières années de vie conjugale auprès de mon époux, d’origine française, baptisé et croyant, bien que non pratiquant jusqu’à récemment, ont été l’occasion de nombreux échanges sur la religion et la foi catholique. Ils m’ont en grande partie conduite au baptême.

J’ai eu quelques appréhensions au début de mon cheminement, car j’ignorais si mon esprit serait pleinement réceptif au message de l’Évangile.

Comment avez-vous vécu vos deux années de catéchuménat au sein de la paroisse ?

Pendant ces deux années de cheminement, j’ai été accompagnée par Marie-Brigitte Feuillée et Alain Raffault, au rythme d’une rencontre mensuelle. Ils ont su comprendre mon état d’esprit, accueillir mes questions et y répondre avec beaucoup de justesse. Comme j’avais une réelle soif d’apprendre, cet accompagnement m’a permis d’élargir et d’approfondir progressivement mes connaissances de l’Écriture et, plus largement, de l’Église catholique.

J’ai particulièrement apprécié le caractère individuel, presque intime, de cet accompagnement. Chacun commence ce chemin avec une histoire, des connaissances et des interrogations différentes. Pouvoir poser librement toutes mes questions, sans crainte du regard des autres et sans que la pudeur soit un obstacle, a été pour moi un véritable atout.

Y a-t-il des souvenirs ou des rencontres qui vous ont particulièrement marquée au cours de ce cheminement jusqu’au baptême et à la confirmation ?

J’ai senti ma foi grandir tout au long de mon cheminement. Les découvertes que j’ai faites sur l’Écriture, la foi et l’Église m’ont profondément intéressée, et continuent aujourd’hui encore de nourrir mon désir d’en apprendre davantage. Plus j’avançais, plus j’avais envie d’approfondir : un véritable cercle vertueux s’est peu à peu installé.

Sur le plan humain, je suis profondément reconnaissante à Dieu pour toutes les rencontres qui ont jalonné ce parcours. Les paroissiens m’ont accueillie avec beaucoup de chaleur et m’ont accompagnée avec bienveillance. J’ai été particulièrement touchée par les marques d’attention qui m’ont été témoignées le jour de mon baptême.

Après avoir reçu la confirmation et les dons de l’Esprit Saint à la Pentecôte, j’ai le sentiment d’avoir franchi une étape décisive de mon chemin de foi et de m’y sentir aujourd’hui pleinement accomplie. Je ne regrette pas un seul instant d’avoir répondu à l’appel de Dieu.

Maintenant que vous êtes baptisée et confirmée, comment envisagez-vous la suite de votre chemin de foi et votre place dans la paroisse ?

À l’exception des week-ends où je suis retenue par mes obligations professionnelles, la messe dominicale occupe désormais une place prioritaire dans notre vie familiale avec mon époux. Personnellement, je souhaite continuer à approfondir ma foi, et j’espère conserver tout au long de ma vie ce désir d’apprendre et de mieux comprendre.

Même si mon parcours de catéchumène est désormais achevé, je sais que je pourrai continuer à solliciter Marie-Brigitte et Alain, ainsi que mon parrain et ma marraine, chaque fois qu’une question se présentera. Je regrette déjà un peu la fin de ces rencontres régulières et de ces temps d’échange privilégiés.

Je n’ai pas encore trouvé ma place « fixe » au sein de la paroisse mais avant de m’y investir pleinement, mon époux et moi-même aimerions tout d’abord agrandir son effectif…

Pour conclure, y a-t-il un message qui vous tient particulièrement à cœur ?

Je voudrais m’adresser tout particulièrement à celles et ceux qui se posent encore la question du baptême : Saisissez le courage que Dieu vous donne pour pousser la porte de son Église et laissez-vous aller à votre relation avec Lui pour vivre sur Terre en toute plénitude.

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