
Montage : Howardcorn33, licence Creative Commons (2024)
En quête de sens ? Bonne nouvelle : vous n’êtes pas seul(e) !
Depuis toujours, le cœur de l’être humain est naturellement traversé par mille-et-une questions sur le sens de l’existence : D’où venons-nous ? Que devient-on après la mort ? Dieu existe-t-il ? Pourquoi le mal ?
Avant toute chose, si vous êtes vous-même traversé(e) par ces questions, sachez-le : vous n’êtes pas seul(e) ! Loin d’être un cas isolé, vous partagez l’expérience les milliards d’hommes et de femmes de toutes époques et de toutes conditions qui, depuis la nuit des temps, ont cherché un sens à leur vie à travers la foi.
En France, la situation est particulière : dans un pays désormais largement déchristianisé, beaucoup de personnes pensent que croire en Dieu serait le symptôme d’un mal-être, trahissant au mieux un simple besoin de calmer une souffrance, au pire un abandon pur et simple de son intelligence…
Croire n’implique pas de renier son intelligence…
Pourtant, la croyance en un Dieu créateur, quelle qu’en soit, est probablement l’une des choses les plus partagées au monde, et parmi la grande majorité d’êtres humains de toutes cultures qui admettent cette hypothèse ou l’ont admise par le passé, toutes (loin s’en faut) n’ont pas renié leur capacité à raisonner, bien au contraire !
De nombreux scientifiques mondialement reconnus sont aussi des croyants revendiqués, et parmi ceux qui se font plus discrets sur le sujet, rares sont ceux qui rejettent par principe tout questionnement religieux (voir le diaporama ci-contre).
De nos jours, la tendance serait même plutôt inverse, tant les grandes découvertes de la science moderne semblent davantage approfondir le mystère de nos origines plutôt que l’épuiser.
En somme, non seulement foi et raison n’ont rien d’incompatible, mais a fortiori, l’une et l’autre de ces dimensions de la connaissance se complètent merveilleusement : là où la raison et la science nous permettent de comprendre le monde créé, la foi cherche à en discerner le sens.
« Il est des choses qu’on ne voit bien qu’avec des yeux qui ont pleuré. »*
Il n’y a pas de honte à chercher Dieu quand tout va mal ou semble s’effondrer :
Se tourner vers Dieu lorsque l’on se sent seul, fragile ou anéanti ne rend pas la quête spirituelle moins authentique — c’est même bien souvent l’inverse. Quiconque a traversé la souffrance sait combien elle peut nous rendre plus attentifs à l’essentiel, plus sensibles à la vérité de notre condition humaine.
Pourquoi en serait-il autrement dans notre relation à Dieu ? Si Dieu est réellement un Père qui cherche à entrer en relation avec l’Homme, nos blessures ne sont pas des obstacles pour lui mais peuvent au contraire devenir le lieu d’une rencontre.
Certaines paroles de Jésus rapportées dans les évangiles sont explicites sur le sujet :
« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. » (Marc 2, 17)
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » (Matthieu 12, 28)
En somme, il n’est pas nécessaire d’« avoir la foi » pour venir à Dieu ; il suffit parfois d’oser lui dire, dans le silence de son cœur : « Seigneur, si tu existes, fais-moi signe. ». Dieu se laisse trouver là où l’on pensait qu’il n’y avait plus d’espérance.
*[À propos de la citation]
On prête souvent cette phrase au célèbre prédicateur Henri Lacordaire, mais il est difficile d’en retrouver la source exacte dans ses écrits. Authentique ou non, elle ne trahit pas sa pensée, et se retrouve sous la plume d’auteurs comme Louis Veuillot et, plus tard, Paul Claudel, aux XIXe et XXe siècles.
La raison est essentielle mais elle ne peut fonctionner seule
On peut réfléchir toute une vie aux mystères du monde sans jamais trouver de réponse satisfaisante. Car si la science ou la philosophie nous aident à comprendre comment le monde fonctionne, la question du sens, elle, reste entière.
Pourquoi la beauté ? Pourquoi l’amour ? Pourquoi le mal ? Et en définitive, pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien ? Ces questions demandent plus qu’une explication : elles appellent une rencontre avec ce qui donne sens à notre vie.
C’est dans cette dimension que la foi chrétienne s’inscrit : non pas une théorie explicative du monde, mais la rencontre avec une parole qui parle au plus profond du cœur de l’homme.
Jésus : une parole qui s’adresse au plus profond du cœur de l’homme
Avant même de se faire le fondateur de l’assemblée que les catholiques du monde entier reconnaissent aujourd’hui comme l’Église universelle (c’est le sens-même du mot « catholique »), Jésus a d’abord prononcé des paroles qui s’adressent directement à la conscience de tout être humain.
Ces paroles ont traversé les siècles sans rien perdre de leur force. Elles ne flattent pas, ne cherchent pas à plaire, et portent en elles une radicalité mystérieuse qui tout à la fois interpelle, dérange, éclaire. Quelques exemples :
Depuis vingt siècles, des hommes et des femmes de toutes origines ont été transformés par la rencontre avec cette parole dans laquelle ils ont reconnu une vérité d’un autre ordre, qui semble venir de plus loin que l’homme, tout en s’adressant à lui dans toute sa fragilité.
Une parole vivante, transmise de siècle en siècle
Ceux qui ont entendu Jésus parler de son vivant en ont été bouleversés. Ils ont vu un homme qui guérissait, qui relevait, qui pardonnait, et qui annonçait un Dieu proche.
Ils ont vu aussi sa mort, et, contre toute attente, ils ont témoigné qu’il était vivant.
Rien ne laissait pourtant penser que cette petite communauté de disciples apeurés survivrait. Et pourtant, sa parole n’a pas disparu.
Elle a traversé les siècles, les cultures et les épreuves, sans jamais perdre sa force.
C’est qu’elle n’était pas seulement le souvenir d’un grand homme : elle était portée par celui qui continue de vivre et d’accompagner les siens.
« Voici : je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »
(Matthieu 28, 20)
Depuis lors, cette présence s’est manifestée dans la vie d’innombrables croyants.
À chaque époque, des hommes et des femmes ont laissé cette parole transformer leur existence.
Leur vie en est la preuve la plus concrète : ce sont les saints, témoins d’une foi vivante qui continue d’éclairer le monde.
À travers les siècles, d’innombrables hommes et femmes ont cherché à vivre selon cette parole.
Leur existence, souvent simple mais profondément transformée, témoigne que la foi chrétienne n’est pas un héritage figé, mais une rencontre vivante.
Ces témoins, appelés saints, montrent que la parole du Christ continue d’agir, de relever et d’inspirer aujourd’hui encore.
Faire un premier pas
Chercher Dieu, ce n’est pas d’abord « devenir croyant » : c’est accepter de se laisser questionner, de se tenir disponible à une rencontre.
L’Église n’impose rien : elle propose un chemin, une écoute, un lieu où cette recherche peut devenir dialogue.
« Venez et voyez. »
(Jean 1, 39)
Peut-être ne se passera-t-il rien tout de suite.
Mais si la parole du Christ est vraiment vivante, elle trouvera un jour le moyen de se faire entendre.
Et si vous pensez que les personnes qui vont encore à l’église aujourd’hui le font par simple habitude ou tradition… venez nous rencontrer ! Vous serez peut-être surpris de découvrir que nous nous posons, nous aussi, les mêmes questions que vous. La seule différence est que nous avons choisi de nous appuyer sur l’Église pour nous aider à y répondre.
Un petit exercice concret à réaliser chez soi
Parler à Dieu ne demande pas d’avoir la foi ni de posséder un diplôme ! Si vous êtes en quête, vous pouvez très simplement vous adresser à lui via une petite prière simple pour demander à Dieu de vous éclairer… Pour commencer, vous pouvez faire un signe de croix*, puis dire :
Esprit Saint,
s’il existe une vérité, aide-moi à la reconnaître.
Ouvre mon intelligence et mon cœur à ce qui est vrai,
fais tomber ce qui m’aveugle, et conduis-moi vers ta Lumière.
Amen (ainsi soit-il).
Que vous ayez ressenti quelque chose de spécial en la disant ou non, cette simple prière est déjà un premier pas ! Sachez que Dieu se laisse approcher dans la discrétion et la simplicité. Et si vous doutez, sachez au moins ce que les Évangiles nous disent de la manière dont Jésus abordait la prière : « Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. » (Évangile selon Saint Matthieu, chapitre 6, verset 6).
*[À propos du signe de croix]
Avant chaque prière, les chrétiens commencent généralement par réaliser un signe de croix. C’est un geste très simple : on touche son front, sa poitrine, puis son épaule gauche et son épaule droite, en disant : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. – Amen. ». Ce geste n’a rien de magique, mais il est important : il exprime le désir de se placer en présence du Dieu annoncé par Jésus.













